Droit de réponse de Jean-Luc ROTUREAU du jeudi 24 février 2021

Droit de réponse de Jean-Luc ROTUREAU à l’article paru sur Angers My Info jeudi 24 juin 2021

Dans une conférence de presse relayée par votre média, Christophe BECHU apporte son soutien à nos concurrents pour les élections départementales. Je souhaite apporter un droit de réponse alors qu’il ne sera plus possible juridiquement dans quelques heures.

A quelques jours des élections, le débat démocratique doit vivre.

Tout au long de cette campagne qui s’achève, avec « une équipe à vos côtés », mes trois co-listiers et moi nous nous sommes attachés à aller à la rencontre des gens, écouter, faire des propositions, construire pour un département meilleur et plus solidaire. Volontairement, nous n’avons jamais souhaité attaquer nos concurrents avec lesquels la campagne s’est bien déroulée. Il faut aujourd’hui une intervention extérieure pour que le ton change ! Depuis mardi, 25 de nos sympathisants sillonnent chaque rue du canton pour distribuer notre dernier tract dans 17000 boites aux lettres, qui fait suite aux 5 autres plus spécifiques depuis un mois, sans compter nos professions de foi. Engagés sur le terrain comme nous le sommes depuis longtemps, nous agissons concrètement et les habitants le savent bien puisque 48,63% des électeurs se sont reconnus dans notre démarche au 1er tour des élections départementales dimanche dernier.

Pourquoi faut-il alors que Christophe BECHU mette son grain de sel partout, avec une sorte de boulimie hégémonique, entrainant probablement avec lui des Maires qui n’ont rien demandé ? Pourquoi ces polémiques stériles et cette vision binaire de la politique ?

Pourquoi faut-il falsifier les réalités et jouer sur la peur de mon ancienneté au Département (2001 et non 1995) alors que lui-même a commencé son 1er mandat municipal en 1995, la même année que moi à Angers ? Pourquoi faire croire qu’avec mes collègues nous n’avons servi à rien alors que précisément, j’ai défendu depuis toujours Terra Botanica ou le village St Exupéry sur ce canton, avec courage parfois, alors que plus de 4 millions de déficit de Terra Botanica avaient été cachés par l’équipe de Christophe BECHU ? Pourquoi dire qu’il n’y a rien eu du département pour certaines communes, comme à Avrillé, quand différentes aides sont amenées régulièrement comme par exemple 7000€ de subventions à la fédération sportive ASA pour le sport santé sur les années 2019-2020 ou d’autres encore plus importantes à la Fédération sport pour tous pour des actions au centre de réadaptation fonctionnelle sur les Hauts de St Aubin ? Toutes ces actions sportives, très utiles et efficaces, sont réalité aujourd’hui car je milite depuis des années au sein du département, en partenariat intelligent au sein de la commission adéquat. Pourquoi dire que j’ai fait vingt d’ans d’opposition au département alors qu’avec les collègues de différentes sensibilités nous portons, avec succès et quotidiennement de multiples dossiers dans un esprit constructif et en partenariat avec les Maires du canton ?

 Oui il y a eu et il y a des divergences au département sur des dossiers essentiels.

C’est celui de la protection de l’enfance qui a fait l’objet de multiples articles. C’est une grande souffrance pour de nombreuses familles et enfants ballotés d’un endroit à un autre, pour des associations dont une de notre canton à Angers qui a du licencier des salariés. Nous n’avons pas beaucoup entendu le Maire d’Angers sur ce sujet. Aujourd’hui, les collègues de la majorité départementale commencent à prendre conscience des erreurs humaines et financières qui ont été commises car les mauvaises réformes engagées ont coûté très cher à la collectivité.

Faut-il reparler de l’endettement énormissime laissé par C. BECHU en 2014 à son successeur qui a reconnu que le département, selon ses propres propos, étaient au bord de la faillite avec une dette de 450 millions ramenée aujourd’hui à 350 ? Par nos interventions répétées, la majorité départementale nous a entendus et l’annuité de la dette coûte aujourd’hui 8 millions de moins  (41 contre 49). Cela a évité de nouvelles hausses d’impôts et l’argent épargné permet différentes actions sociales, citoyennes, culturelles et sportives. Avec mes collègues, nous sommes des élus actifs qui ont agi de manière positive et dynamique. Nous en sommes fiers !

Pourquoi détourner les sujets, alors que, par exemple, sur le quartier des Hauts de St Aubin, des médiateurs, professionnels et habitants nous font part des souffrances vécues par le manque de présence humaine sur ce quartier ?Des moyens pour les éducateurs de la prévention spécialisée, compétence du département,  ont été diminués depuis des années sous l’ère du Maire d’Angers quand il était encore Président du Département ? Oui nous nous sommes opposés et nous avons bien fait ; des habitants ne vivent pas toujours bien les situations !

Nous construisons avec les gens de bonne volonté, nous nous opposons quand les décisions sont mauvaises. C’est juste du bon sens. Nous ne nous immisçons pas dans la politique des mairies, nous ne pensons pas très sain ni raisonnable qu’un Maire, de surcroit Président d’Agglomération, veuille rentrer dans un débat départemental sur des sujets où manifestement il n’a pas laissé que des souvenirs positifs. En cette fin de campagne, il parait préférable pour la démocratie que chacun garde son sang-froid.

Jean-Luc ROTUREAU

25 juin 2021

Aménagement du territoire Maine et Loire: nos élus interviennent

Nos élus et Conseillers Départementaux Jean-Luc ROTUREAU et Grégory BLANC interviennent au sujet de l’Aménagement du territoire.

Courrier adressé aux maires de Maine-et-Loire, aux responsables associatifs et aux organisations syndicales le 15 avril 2015, pour y accéder cliquer sur le lien suivant: Courrier SRADDET 15-04-2021
Ci-après l’article publié par Ouest France avec le Courrier d’Ouest le 21 avril 2021

« Maine-et-Loire – Aménagement du territoire : la gauche ne veut pas qu’on oublie l’est du département »

Les conseillers départementaux Jean-Luc Rotureau et Grégory Blanc posent un regard critique sur le SRADDET que vient d’adopter la Région des Pays de la Loire.

L’ambition pour le Maine-et-Loire est insuffisante. La façade littorale, en Vendée et Loire-Atlantique, est privilégiée. Grégory Blanc et Jean-Luc Rotureau, conseillers départementaux (Nouvel Élan), sont assez critiques sur le schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET) adopté par la Région. Une phase d’enquête publique s’ouvre au deuxième semestre. Ils invitent les élus, responsables associatifs, syndicats et simples citoyens à s’en saisir pour dire combien le document est déséquilibré. Le désenclavement de l’est du Maine-et-Loire est oublié, estime le président du groupe l’Anjou en action, Grégory Blanc. C’est le document qui homogénéise l’ensemble des autres documents d’aménagement du territoire. Un schéma essentiel à l’heure de la transition écologique. À l’échelle régionale, il permet aussi de capter des financements européens.

Quid d’Angers-Marcé ?

On n’est pas en désaccord avec tout, mais on relève des manques, ajoute Jean-Luc Rotureau. Il cite l’importance des polarités pour limiter l’étalement urbain et les déplacements, en mettant des services à disposition de la population. Il souhaite un débat sur la complémentarité de l’aéroport d’Angers-Marcé avec Nantes, pour voir comment cela peut être une chance pour le développement de notre territoire vers l’est.

« Le vélo du quotidien »

Leader de la gauche départementale, Grégory Blanc veut renforcer le rail, en décongestionnant la ligne Nantes-Angers avec une troisième voie ; en étudiant un tram-train Angers-Saumur ; en développant le TER entre Tours, Saumur, Bressuire et La Roche-sur-Yon ; en articulant les aires de covoiturage avec les arrêts de bus et les gares.

Pour encourager le vélo, les élus de l’opposition départementale proposent des encorbellements sur les ponts. Pour Jean-Luc Rotureau, il ne faut plus seulement penser au vélo tourisme, avec la Loire à vélo, mais au vélo du quotidien.

Intervention de conclusion

Monsieur le Président, Chers Collègues,

On arrive à la conclusion de nos débats, et avant que Greg ne précise les choses pour notre groupe, je voudrais vous dire que, même si nous avons eu des désaccords…il faut le dire Monsieur le Président, on est entre nous et je vous livre le fond de ma pensée, j’ai bien réfléchi : « vous n’êtes pas un mauvais bougre ». Bon, on s’est dit des choses hier. Il faut oublier, tout peut s’oublier (vous savez bien), oublier le temps des malentendus, oublier le temps perdu…D’ici à vous dire «  ne me quitte pas », il y a un pas que je ne franchirai pas !

Alors à l’heure de conclure, on reprend le débat de fond et sérieusement désormais. Je vous demande de m’écouter attentivement. On a souvent dans cette assemblée des débats de méthode, de façon de faire. Pour certains c’est un débat secondaire, sans grande importance. Pourtant, pour nous, c’est un débat fondamental. Le sujet de fond est très souvent, à travers d’ailleurs des échanges très intéressants, qu’on a eus depuis hier matin – par exemple sur le développement durable, le schéma vélo, les investissements, le plan de relance, les contrats de territoire et j’en oublie – le débat de fond est : « quelle place du département dans le paysage territorial en 2021 ? Comment on mobilise les fonds publics ? » Le comment est aussi important que le combien. Et évidemment ce débat-là oriente tout le reste, y compris les choix budgétaires. C’est compliqué, pas toujours lisible il faut l’admettre, surtout pour l’extérieur. Posons-nous deux minutes : que s’est-il passé depuis le début de ce mandat en 2015 puisqu’on est un peu à l’heure du bilan ? Eclairons les termes de ce débat et redonnons-lui des éléments contextuels et aussi structurels.

Prenons conscience chers Collègues des changements considérables dans le paysage territorial durant ces années, que de mouvements conséquents !

1 – la loi NOTRE de 2015 bien sûr qui a notamment mis en avant les régions et les EPCI.

2 – les communes nouvelles, mouvement commencé avant le mandat, consacré depuis 2015 puisque ce département est passé de 365 communes à 177. Philippe CHALOPIN, président de l’AMF49 est un des premiers artisans (et j’allais dire militant) de ce mouvement avec Baugé en Anjou mais aussi Gilles GRIMAUD pour le Segréen ou Marie-Jo HAMARD ou d’autres dans les Mauges…

3 – la consécration du département dans ses compétences, effectivement depuis la loi NOTRE, à la fois la perte de clause générale de compétence mais surtout notre rôle primordial sur les solidarités sociales et territoriales.

4 – un taux de rigidité de nos dépenses, Philippe CHALOPIN l’a rappelé, de 82%, avec des recettes fragiles, des contraintes sur nos finances qui nous laissent peu de marges de manœuvre.

Partant de ces réalités, qui s’imposent à tous, on ne peut pas revenir en arrière, le passé n’existe plus. On doit ajuster nos façons de faire, de piloter ces 800 millions d’euros. Le grand débat de cette session, ce n’est pas, excusez-moi, quelques amendements ou si on est pour, contre, de droite, de gauche, du centre, de nulle part….NON, le grand débat de cette session Chers Collègues, prenons de la hauteur, est : quelle contractualisation aujourd’hui et demain avec les autres collectivités et avec les autres échelons des politiques publiques ? Etat, région, EPCI, communes…Comment fait-on levier ? Pour nous, c’est un débat qui doit se prolonger. La contractualisation d’aujourd’hui et de demain ne peut pas être celle d’hier. Vous ne pouvez pas Chers Collègues, d’un côté donner le feu vert au Président le 25 janvier, lors de nos orientations budgétaires, pour signer avec l’ ETAT au sujet du plan de relance page 10 du rapport, je cite «  afin d’avoir la réactivité nécessaire et faciliter le dépôt des dossiers » comme si le sujet était technique, et d’un autre côté réintroduire aujourd’hui des contrats de territoire (15 millions€ sur trois ans) comme on le faisait dans le temps !….NON, notre façon de travailler ne peut pas être la même qu’hier, je souhaite simplement qu’on entende ce message et que l’on soit des visionnaires. Je vous demande Monsieur le Président, de faire comme vous l’avez fait sur d’autres dossiers, de missionner et faire travailler vos services. Vous avez des cadres de qualité, ils ont toutes les compétences, pour qu’à l’avenir on puisse contractualiser à tous les niveaux, y compris avec l’ETAT, pour jouer tout notre rôle, pour donner plus d’argent et de moyens pour nos territoires, sur nos priorités départementales autour des solidarités.

Je vous remercie.

Jean-Luc ROTUREAU

Intervention sur les contrats de territoire et le plan de relance

Mon intervention porte aussi sur les contrats de territoires, en complément de ce que vient de dire Bruno CHEPTOU.

Lors de notre dernière session sur les orientations budgétaires nous demandions à ce que les 15 millions exceptionnels que vous projetez sur 3 années soient associés au plan de relance. Nous maintenons cette proposition qui nous semble très cohérente et surtout qui permettrait un effet levier non négligeable pour des projets à porter localement dans les territoires.

Vous dites dans le rapport que vous voulez amplifier le soutien aux investissements des communes afin de favoriser la réalisation rapide de projets de développement du territoire et contribuer ainsi à la reprise économique.

Si nous partageons l’objectif d’accélérer des projets et de faciliter la reprise économique, nous ne comprenons pas que l’on ne veuille pas profiter de l’effet d’aubaine extraordinaire que représente également le plan de relance national. Jamais il n’y a eu autant d’argent disponible sur la table et jamais les sujets n’ont été abordés de manière aussi transversale. Quand on regarde dans le détail les dossiers liés au plan de relance et les outils disponibles, on peut voir qu’ils correspondent totalement aux questions que nous posons dans cette enceinte et à des priorités que nous voulons porter : qu’il s’agisse du développement durable, puisque c’est le premier dossier de ce rapport ou des priorités sociales et territoriales (autonomie et insertion par exemple ou numérique).

Alors bien sûr, nous avons entendu l’argument évoqué par Philippe CHALOPIN dans la commission des territoires, qui ne veut pas d’une usine à gaz. Nous sommes d’accord. Personne ne veut un machin de plus et des lourdeurs administratives propres à décourager les élus locaux.Tout doit être fait pour faciliter la mobilisation de fonds disponibles. Pour que les territoires s’y retrouvent, avec les EPCI dans le jeu ainsi que d’autres acteurs, associatifs notamment, il faut regrouper les sujets quand ils sont semblables (pourquoi aller déposer plusieurs dossiers pour des sujets semblables ?) et permettre une lecture unique, quels que soient les sources de financement.

Le plan de relance vise trois grands axes que sont l’écologie, la compétitivité et enfin la cohésion sociale et territoriale. France relance a été créée pour décarboner l’économie et relancer l’emploi qui souffre tant, surtout depuis cette pandémie. Pour aider les élus locaux, un guide pratique destiné aux Maires a été créé. Pour chaque politique publique de relance, il liste les mesures et les financements disponibles, précise les modalités pratiques. Une instruction a été envoyée aux Préfets le 25 janvier, dont les annexes contiennent un recueil exhaustif de l’ensemble des actions concernées et de leurs circuits financiers, dans le cadre d’une démarche de territorialisation.

Autrement dit, pourquoi irions-nous réinventer nos propres règlements sur des sujets qui sont communs et pour lesquels des fonds existent et peuvent être abondés par ce que vous appelez les contrats de territoire ? Le bon sens voudrait qu’on regarde justement les croisements existants et/ou nécessaires et qu’on amplifie les possibilités de financement dans les territoires.

Quand on parle dans ce plan de relance de la rénovation des bâtiments publics ou encore des logements sociaux ou encore du soutien aux personnes en grande précarité, nous voyons bien qu’on est vraiment au cœur des problématiques qu’on aborde dans cette enceinte et qui sont de notre responsabilité. La proposition que vient de faire pour notre groupe Bruno CHEPTOU (1M€ pour le logement inclusif) rentrerait totalement dans le cadre de ce plan de relance. Notre proposition est donc que vous acceptiez de concevoir les 15 M€ des contrats de territoire (5 cette année) comme des sommes servant à abonder le plan de relance et que cela se fasse au profit de territoires à définir et pas seulement à l’échelle communale, et bien entendu sur nos priorités départementales. Aller dans ce sens serait l’expression d’une volonté politique affirmée et claire de notre collectivité.

Je vous remercie.

Jean-Luc ROTUREAU

Intervention sur le sport

Chers Collègues,

S’il est un sujet où nous trouvons habituellement des convergences dans cette enceinte, c’est bien, entre autres, celui du sport. Dans la période de crise sanitaire que nous traversons, celui-ci revêt plus que jamais une importance particulière pour la santé des personnes, quel que soit leur âge. Et nous pouvons dire, pour la santé physique, morale et psychique.

Mon intervention reprendra trois points principaux.

Le premier concerne notre soutien aux acteurs dits Institutionnels. Le rapport nous rappelle les conventions d’objectifs qui permettent de déployer la compétence sportive du département. C’est à la fois un bon outil et nous sommes tout à fait favorables pour cibler les territoires en difficulté ou carencés, en lien avec nos compétences sociales et éducatives. Pour élargir le débat, peut-être devrons-nous à l’avenir, octroyer à nouveau quelques subventions de fonctionnement à des comités ou structures qui peuvent en ces temps de crise être plus en difficulté ; l’appel à projets ne peut répondre à tout, il ne peut pas permettre une sécurité suffisante et pérenne quant au fonctionnement des structures. Il y aura peut-être un nouveau dosage à trouver dans le futur mandat, entre ce qui doit relever du projet et ce qui doit aider au fonctionnement minimum des structures. Si certains clubs ou associations disparaissent, ce sera tout un pan de la vie qui disparaitra dans nos territoires, qu’ils soient urbains ou ruraux.

Le second point aborde la question du sport professionnel. Là aussi des structures souffrent. Ce sont souvent des entreprises avec des salariés, et l’absence de public lors des compétitions est un vide terrible, un vide de sens, tout autant qu’un manque de recettes financières. Les matchs à huit clos ont un intérêt bien limité.

Il faut et faudra continuer à soutenir les structures professionnelles qui ont un effet d’entrainement sur le sport de masse. Attention toutefois avec le monde du foot professionnel qui est un monde à part et qui s’est particulièrement illustré par son manque de clairvoyance. Non seulement le foot pro manque de recettes du à l’absence de billetterie et de public, mais en plus il est victime de la cupidité et de la folie des grandeurs des dirigeants de la Ligue( à ne pas confondre avec la fédération). Ceux-ci étaient très fiers d’avoir passé un contrat avec un opérateur télévisuel pour près d’1,3 Milliard€. L’année précédente les chiffres tournaient autour de 700 millions€ et il y a cinq ans seulement à 450 millions€, vous voyez l’inflation…. Ces sommes que l’on appelle les droits télé retombent évidemment dans les clubs, pour permettre certes des investissements, mais aussi des dividendes et salaires….Sauf que cette année, comme si la pandémie ne suffisait pas, ce modèle inflationniste se pète la figure car l’opérateur Médiapro ne peut tenir ses engagements ! Les droits télé vont donc probablement revenir à ce qu’ils étaient il y a encore un an ou deux, après une grosse période de flottement. Ce ne sera probablement que juste retour des choses, sauf que….ces mêmes dirigeants vont aujourd’hui réclamer de l’argent à l’ETAT comme victimes aussi de la pandémie… Quelle curieuse démarche de privatiser les bénéfices quand l’argent coule à flots (et quels montants !) et de collectiviser les pertes, dont les principales sont dues à une  gestion irresponsable et à une fuite en avant ! Faudra-t’il que l’argent public compense les imprudences et la folie des grandeurs d’un petit groupe de dirigeants ? Aussi, en ce qui nous concerne, devrons-nous être vigilants dans nos soutiens, il en va aussi du respect de tous ceux qui font vivre le sport dans tous les territoires, il en va de notre responsabilité.

Dans le troisième point je veux parler de l’appel à projets. Nous relevons dans ce qui a été fait, beaucoup d’imagination, d’engagement et de solidarité de la part des clubs et associations dont les propositions ont été retenues dans le dernier appel à projets. Des initiatives sont très positives, imaginatives, originales et touchent une diversité de publics, répondant également à différentes problématiques qui sont dans le champ de nos compétences. Il faut saluer les bénévoles et salariés des associations qui s’engagent avec nous sur les priorités définies. L’appel à projets est une formule souple et prouve, s’il en était besoin, combien le sport est un outil tellement utile à notre société, comme peut l’être aussi la culture avec ses spécificités. Pour l’appel à projets à venir, les instances sportives ont souhaité travailler un peu plus en profondeur la ligne «  performance » qui est une des quatre orientations avec le sport santé, la citoyenneté et le sport nature. Bien entendu il faut essayer de répondre à leur attente et le travail entrepris va en ce sens mais il nous semble qu’une autre direction est pour le moins aussi urgente et bien plus prioritaire. Nous l’avons exprimé en commission, à savoir un travail sur la parentalité (que nous pourrions intégrer dans le volet citoyenneté). Les pratiques éducatives des clubs, destinées aux enfants, rencontrent aussi des difficultés liées à différents facteurs. Nous pourrions réfléchir au rôle du sport, aux pratiques existantes ou à favoriser dans le champ de la parentalité. Les bénévoles et salariés des clubs expriment souvent des besoins et des manques dans l’accompagnement ou le manque de présence des parents. Le champ éducatif est toujours une préoccupation pour les clubs qui accueillent la jeunesse. Comment pouvons-nous les aider ainsi que les parents pour répondre à ces questions ? Tout un travail partenarial sur ce sujet pourrait être engagé, y compris avec les collèges et pourquoi pas différentes structures du champ éducatif et de la prévention. C’est une suggestion qui mérite à notre sens toute une réflexion dans laquelle nous sommes prêts à prendre notre part.

Voilà chers Collègues ce que nous voulions exprimer, le sport est un formidable levier au service des personnes que notre département accompagne, un outil social et éducatif, pour le bien-être et l’épanouissement de tous.

Jean-Luc ROTUREAU